L’équipe du RCMN existe depuis la naissance de la rencontre avec la Royal Navy en février 2005, à l’occasion de l’Angleterre-France du Tournoi des 6 Nations ;

La structure s’est construite durant l’année 2005 et le début 2006 entre les conversations avec les « fondateurs », Thierry Calmon et Thierry Gaetan, et la confrontation du rêve et du faisable reprise dans chaque entrevue obtenue par le secrétaire général auprès de l’amiral Battet ;

L’esprit s’est forgé durant la semaine de la 1ère tournée en Afrique du Sud en 2007. C’est lui qui a porté le RCMN tout au long de ces années, et c’est cet esprit qui lui permettra de fêter sa vingtième année.

Presque chacune de ces douze années a marqué l’histoire du RCMN par un évènement important. Certaines sont même prolifiques puisqu’elles en ont engendré deux, voire trois.

2005, c’est la naissance, l’histoire d’un miracle. Personne n’aurait parié que cette rencontre londonienne aurait une suite, ni n’aurait imaginé que le rugby dans la Marine ait un avenir après la fin du service national. Personne n’aurait cru que l’équipe « Marine », constituée à la hâte, pourrait donner une réplique intéressante aux Britanniques et un goût de « revenez-y ». Au soir de cette première, le principe d’une rencontre annuelle entre les deux marines est entériné.

2006 permet à la fois de disposer des ressources financières suffisantes pour un fonctionnement autonome vis-à-vis du budget de la Marine avec la première arrivée de partenaires et d’expérimenter le recrutement des « volontaires » rugby dans les clubs pour renforcer et faire progresser notre équipe. C’est le Stade Français qui inaugure cette initiative et permettra à notre équipe de rivaliser sérieusement avec les Britanniques. Justement, 2006 consacre la première victoire du RCMN face à la Royal Navy, succès un peu miraculeux par 26-21 après avoir été mené 0-21 à la mi-temps. Il n’en est que plus savoureux.

2007 voit la Marine Nationale récupérer le titre de champion de France interarmées qu’elle n’avait plus détenu depuis plus de 30 ans et la disparition du CFM d’Hourtin, grand rassembleur d’internationaux accomplissant leurs obligations militaires. En récompense, c’est la première tournée en Afrique du Sud qui reste dans la mémoire comme le meilleur moment, sans doute, de l’existence du RCMN. Deux victoires, le ciel lumineux des hauts plateaux du Transvaal et le parc Kruger donneront de l’envie pour 10 ans et de l’amitié pour la vie.

2008 célèbre l’entrée dans le grand monde. Cette fois la Royal Navy est reçue à Paris au stade Jean Bouin. Le sort nous joue un vilain tour et ce sera la seule victoire britannique sur le sol français. Grâce à la générosité de nos partenaires, on se consolera dans les salons du Parc des Princes.

2009 voit, d’une part, la création de l’association « Les Amis du RCMN » dont la mission est de soutenir l’activité des équipes du RCMN et de gérer les ressources allouées par nos partenaires et nos d’adhérents. Cette année est, d’autre part, le point de départ d’une équipe féminine pour répondre à la volonté de l’état-major de la Marine qui affirme que « la voile et le rugby sont les deux sports principaux de la Marine ». De 7 joueuses en 2009, cette équipe féminine jouera à 10 en 2010 et prendre son envol, qui sera brillant, à 15 à partir de 2011.

En 2010, le RCMN va s’installer dans sa forteresse de Toulon. Le coup d’essai est un coup de maître. Une fête de la Marine et du rugby : 10 000 spectateurs et des Britanniques qui n’en reviennent pas, ils sont battus 28 à 3. 2010 est une année faste et le RCMN effectue sa plus lointaine tournée en Australie.

2011 est encore une année de « premières » : 1ère rencontre en terre britannique à Plymouth, 1ère rencontre entre féminines, 1ère tournée commune des deux groupes, masculin et féminin, sur l’île de La Réunion.

2012 voit le RCMN s’incliner dans le championnat de France interarmées. Ce sera sa seule défaite puisque le RCMN conquerra tous les titres entre 2007 et 2015. Les deux équipes écrasent également les Britanniques. Mais c’est déjà la routine..

2013 est une année ordinaire : les garçons perdent face aux anglais alors que les filles s’imposent haut la main. Le 11 novembre, le premier challenge Foch-Ronarc’h oppose la Marine à l’armée de Terre pour commémorer le sacrifice de nos anciens. Quant à l’Army-Navy, organisé à Twickenham chaque premier samedi de mai, il voit la victoire de la Marine.

2014 en une grande année : le RCMN gagne tout. Les garçons écrasent le Britanniques dans l’antre de Mayol, ils sont champion interarmées, conservent le challenge Foch-Ronarc’h et remportent deux matches de la tournée en Afrique du Sud.

2015 restera comme la première victoire de nos garçons en terre britannique, tandis que les filles l’emportent nettement comme d’habitude. La boucle est enfin bouclée pour les premiers responsables du RCMN.

2016 restera dans les mémoires pour le Crunch à Mayol, gagné par nos joueurs sous la pluie, alors que les filles avaient emporté l'Entente Cordiale quelques heures plus tôt sous un grand soleil.

2017 verra, pour la deuxième fois, la victoire de nos deux équipes en terre britannique.

La mission confiée par l’amiral Battet au RCMN il y a 12 ans était simple : « Tenir tête aux Britanniques chaque année et porter haut les couleurs de la Marine ». Le bilan simplifié est le suivant : 7 victoires contre 6 défaites, 8 victoires pour nos féminines, 9 titres de champion de France militaire sur 11 possibles, 3 victoires en Afrique du Sud contre l’armée de l’Air et la Marine sud-africaines, 2 victoires face à la Marine australienne.

Il semble bien que la mission soit accomplie.